C’est quoi, l’esca ?

Les Rendez-vous du mois avec votre caviste.


Tous les vendredis à partir de 17h, sur le Marché du Petit Faiteau à St Georges sur Loire.


Tous les samedis matin sur le marché de La Fayette à Angers.


Et tous les dimanches matin sur le marché de Bouchemaine (49) Quai de la Noé.

A venir

Marché de Noël au château du Plessis Macé les 24 et 25 novembre.

C’est quoi, l’esca ?

Une des plus anciennes maladies de la vigne

L’esca est une maladie due à des champignons parasites à dissémination aérienne qui pénètrent par les plaies de taille. Ils pénètrent dans le tronc, et à l’intérieur du cep, désorganisent les cellules et détruisent le bois qui devient clair et mou, comparable à de l’amadou. Beaucoup de cépages sont concernés, notamment le Sauvignon qui est particulièrement sensible à la maladie. Pas de remède miracle pour l’instant ! Il n’existe pas de traitement curatif, excepté la  mise en place de moyens prophylactiques comme l’arrachage des pieds morts pour limiter l’extension de ce fléau.

 

C'est quoi, l'esca ?

Pour la petite histoire

A perte de vue, les parcelles de vigne s’étirent langoureusement sur le coteau au pied duquel serpente la Loire, cachée par une brume bleuâtre de décembre. Seul, dans cette atmosphère hivernale, résonne le bruit saccadé du sécateur d’un vigneron.

D’un geste précis et rapide, José taille sa vigne en prenant soin de ranger les sarments coupés au milieu du rang.

 

  • Salut, José, comment vas-tu ?
  • Salut, Gilles !
  • Alors, c’est la taille qui commence ? C’est parti pour un nouveau cycle !
  • Oui.
  • Pas de mauvaises surprises ?
  • Je vais devoir arracher plusieurs pieds de vigne :  ils sont touchés par l’esca !
  • Il n’y a pas de traitement, alors ?
  • Pendant des années, le traitement utilisé était l’arsénite de sodium mais, vu sa nocivité, il est interdit en France depuis 2001.
  • Il n’y a rien à faire, alors ?
  • Si !  La musique dans les vignes, mon ami, la génodique !  Tu diffuses des mélodies capables d’influer sur la synthèse des plantes et de stimuler leur résistance naturelle.
  • Du Mireille Mathieu, par exemple ?
  • Oui, sûrement !…  J’essaie de ne pas faire trop de plaies mutilantes au moment de la taille pour éviter au champignon de s’introduire dans le bois. Il faudrait que je désinfecte mon sécateur à chaque pied de vigne,  tu vois la taille !
  • Oui, je comprends. Je te laisse, José, je vais à Saumur chercher du Saumur Champigny. A bientôt.
  • Salut, Gilles ! Au plaisir de te revoir.